Des routes bien préparées !

  • Routes
>
© A.breysse

Publié le : 23 mars. 2025

La période hivernale terminée, les agents des 31 centres d’entretien routier du Département ont remisé saleuses et chasse-neige pour se projeter vers des tâches plus printanières. Exemple en Matheysine.

Week-ends prolongés, événements culturels et sportifs, migrations printanières et estivales… avec l’arrivée des beaux jours, l’Homo automobilis a la curieuse habitude de prendre la route pour satisfaire sa soif de découvertes, de rencontres ou d’émotions. En Isère, comme dans tous les départements à fort potentiel touristique, cette période s’accompagne d’un accroissement du trafic automobile sur certains axes. 

Branle-bas de combat en Matheysine

Au centre d’entretien routier départemental de la Matheysine, à La Mure, c’est la RD 1085 qui retient toutes les attentions. “Plus communément appelé route Napoléon, cet itinéraire attire − en plus du trafic local − des milliers d’usagers de passage, en voiture, à moto, à vélo, en autocar. Outre sa vocation historique, la RD 1085 dessert aussi les lacs de Matheysine, le Petit Train de La Mure et le sanctuaire Notre-Dame-de-la-Salette, des sites très fréquentés à la belle saison ”, explique Michaël Diaz, directeur du Territoire de la Matheysine.

Si la sécurité des usagers est une priorité toute l’année, des actions spécifiques sont mises en œuvre dès la fin de la période hivernale pour la renforcer.“Après avoir collecté les déchets, nous opérons une première passe de fauchage de sécurité au bord des routes pour assurer une bonne visibilité aux automobilistes dans les virages, les intersections et autour des panneaux de signalisation. Les fossés, cunettes et traversées sont dégagés pour préserver leur capacité de drainage et éviter qu’une accumulation d’eau puisse se répandre sur la chaussée. L’eau étant le pire ennemi de la route”, poursuit-il.

Fluidité, sécurité, biodiversité

Et puis il y a toutes ces opérations que l’usager ne soupçonne pas et qui constituent le travail quotidien des agents des routes : la réparation des dégâts d’hiver, la surveillance du réseau, l’élagage, la dévégétalisation des ouvrages d’art et des dispositifs de protection contre les risques naturels − en vue de leur inspection −, l’entretien de la signalisation verticale et des aménagements cyclables, le balayage des chaussées, le bouchage des nids-de-poule ou encore la lutte contre des plantes invasives − comme l’ambroisie, la renouée du Japon ou le bunias d’Orient −, très présentes en Matheysine.

Des agents mobilisés partout en Isère

Quatre cents agents sont ainsi mobilisés toute l’année pour que nos déplacements soient fiables, fluides et sécurisés sur les 4 701 kilomètres de routes départementales, dont l’entretien s’adapte de plus en plus au respect de la biodiversité. 

Alors, si vous croisez ces hommes en jaune aux abords d’un chantier, ralentissez et laissez un espace suffisant entre eux et votre véhicule lors de votre dépassement. Ils travaillent pour votre sécurité. Prenez-soin de la leur ! 

Des outils et des hommes

© A.breysse

Le Département dispose d’un parc de près de 1 100 véhicules légers, poids lourds, tracteurs, tractopelles… Si les agents des centres d’entretien routier peuvent assurer leurs missions, ils le doivent en amont à leurs 51 collègues du service gestion de parc, dont les ateliers sont implantés à Grenoble-Comboire, Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, La Mure et au Bourg-d’Oisans.

“C’est une force d’avoir cet atelier sur notre territoire. Au-delà de leurs missions d’appui technique, de veille réglementaire ou d’organisation des contrôles périodiques, ces agents adaptent, renouvellent, entretiennent et réparent, en atelier ou sur site, tout notre matériel roulant pour que nous puissions effectuer les nécessaires travaux routiers dans les meilleures conditions.”

Nizar Belgasmi

Chef d’équipe exploitation en Matheysine

Pour aller plus loin

Par: Richard Juillet