Les Vals du Dauphiné s’étalent dans une nature préservée marquée par un riche patrimoine et ponctué de nombreux châteaux.
En l’an 15 avant Jésus-Christ, Aoste était située au carrefour de plusieurs voies romaines dont l’une reliait Vienne à l’Italie. Ses vestiges antiques sont conservés dans un musée à côté duquel se trouve un four gallo-romain en excellent état.
Cette bourgade de 2 870 âmes, qui aurait été fondée par l’empereur Auguste, est l’une des 36 communes des Vals du Dauphiné : un vaste territoire composé de trois cantons : La Tour-du-Pin, Chartreuse-Guiers et Le Grand-Lemps.
Nobles demeures et petit patrimoine
On y trouve de nombreux châteaux. Parmi les incontournables, Virieu, une ancienne motte castrale édifiée au XIe siècle, ou Vallin, entouré de sa mystérieuse forêt, ou encore Vaulserre, une ancienne maison forte remaniée au XVIIIe siècle, sans oublier le château de Passage, une très belle demeure dauphinoise d’époque classique.
Un paysage authentique
Le paysage est parsemé de maisons typiques en pisé avec leurs soubassements en galets roulés. Des moulins à eau, fours à pain et lavoirs racontent comment on y vivait autrefois. Basée aux Abrets-en-Dauphiné – où subsistent les vestiges d’un château où, selon une légende, serait né le chevalier Bayard –, l’Association de sauvegarde du patrimoine des Abrets et environs valorise ce patrimoine. Une fois par an, elle organise une mondée telle qu’elle se pratiquait lors des longues soirées d’hiver.
Un territoire industriel et scientifique
Durant l’ère industrielle, les Vals du Dauphiné ont développé de nombreuses usines et ateliers. Le musée de la Galoche qui jouxte le château de Virieu, explique comment la fabrication de la chaussure à semelle de bois s’y est imposée.
A La Bâtie-Montgascon, le musée du Tisserand dauphinois rend hommage aux hommes et aux femmes qui ont tissé la soie durant plusieurs générations.
A six kilomètres, se trouve le village natal de l’explorateur et géologue Déodat de Dolomieu (1750-1801). La commune porte aujourd’hui son nom, tout comme cette fameuse pierre, la dolomie, dont la composition a été découverte par ce savant. Elle constitue les Dolomites, dans le nord de l’Italie.
Une nature préservée
Les Vals du Dauphiné se distinguent aussi par la richesse de leur biodiversité. On n’y recense pas moins de 500 kilomètres de sentiers balisés, dont la Via Sancti Martini, de Saint-Albin-de-Vaulserre à Biol, et une partie du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (GR 65) qui serpente entre Aoste, Romagnieu, Les Abrets-en-Dauphiné et Valencogne. 13 espaces naturels sensibles, dont l’étang de Malseroud à Fitilieu, sont à découvrir durant la belle saison.
Le château de Virieu : plus de mille ans d’histoire
Le château de Virieu voit le jour sous la forme d’une motte castrale vers l’an Mil avec une lignée seigneuriale représentée par Wilfrid de Virieu. Au XIIe siècle, elle devient un petit château. Au XIIIe siècle, Siboud IV de Clermont y rajoute une enceinte, un donjon et des tours.
À la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe, la demeure connaîtra d’autres modifications. En 1924, François-Henri de Virieu commence sa restauration, après qu'elle fut restée inhabitée pendant cinquante ans.

Les Vals du Dauphiné et le Département
Roger Marcel et Céline Dolgopyatoff, Delphine Hartmann et Fabien Rajon, Cyrille Madinier et Isabelle Mugnier sont les six conseillers départementaux des trois cantons des Vals-du-Dauphiné.
Sur ce territoire, le Département a mené plusieurs projets : travaux d’amélioration du Musée gallo-romain d’Aoste, réhabilitation de la base de loisirs O’Lac de Romagnieu, rénovation thermique et énergétique de la salle polyvalente de Val-de-Virieu, construction d’un bâtiment petite enfance à Pressins et création d’un édifice destiné aux activités scolaires au Passage.
Où se balader ?
La Via Sancti Martini parcourt l’Europe d’est en ouest et inversement, sur 2 500 kilomètres, dont un tronçon entre Pont-de-Beauvoisin et Virieu-sur-Bourbre. Ce chemin de grande itinérance nous emmène sur les traces de saint Martin, évêque de Tours du IVe siècle connu pour avoir partagé sa cape avec un défavorisé.
En Isère, cet itinéraire a vocation à faire découvrir l’architecture typique des maisons dauphinoises en pisé, avec en toile de fond des panoramas grandioses sur les montagnes, de Chartreuse notamment.
Un territoire agricole et innovant
Les Vals du Dauphiné sont avant tout un territoire rural avec un peu plus de 400 exploitations agricoles. C’est aussi un pôle économique important.
A la Tour-du-Pin, se trouvent le groupe Serge Ferrari qui conçoit, développe et fabrique des toiles composites innovantes pour des structures extérieures et Envisol, spécialisée dans l’audit et l’ingénierie des sols polluants.
A Val-de-Virieu, Bigallet produit depuis 1872 de célèbres sirops et spiritueux artisanaux. Aussi, aux Abrets-en-Dauphiné, Bourgeat Industrie, fondée en 1918, est devenue en deux siècles, leader mondial des équipements pour la cuisine et les laboratoires professionnels. D’autres entreprises comme Saint-Clair textiles à Saint-Clair-de-La-Tour, Mafelec à Chimilin et Tecumseh à Cessieu… participent à la renommée du territoire.

Figures des Vals du Dauphiné

Pierre de Parscau
Il dirige depuis 2012 la chocolaterie familiale De Marlieu créée par son arrière-grand-père en 1906 à Chimilin.
L’entreprise emploie 15 salariés permanents et de nombreux saisonniers, notamment pour Pâques et les fêtes de fin d’année. Cinq ou six nouvelles recettes sont imaginées chaque année.

Olivier Auriol de Bussy
Président des Amis du château de Vallin, il fait la promotion de cette propriété du XIVe siècle, qu’il a acquise en 1990, afin de récolter des fonds pour sa restauration. Pour cela, il organise régulièrement des événements : foire aux livres, chasses au trésor…

Karen Jacquet
Elle vend des produits laitiers bio (yaourts, faisselles et fromages) à la Ferme de la Cassole, située à Saint-Didier-de-la-Tour. Frédéric, son époux et Florent, leur fils, sont à la tête de cette exploitation familiale qui adopte une démarche responsable et écologique.
Les Vals du Dauphiné
Le musée de la galoche
Louis Fournier, créateur du musée de la galoche
