Musée dauphinois : les jardins renaissent

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Photo © Mathieu Karabagli

 

Depuis l’installation du Musée dauphinois dans l’ancien couvent de Sainte-Marie d’en-Haut en 1968, aucuns travaux d’ampleur n’avaient été menés dans les jardins.
Après le  renouvellement du parcours permanent, le Département a donc décidé de donner une  nouvelle jeunesse aux terrasses de son musée, classées monument historique. Objectifs ? Embellir et valoriser les jardins, les ouvrir aux personnes à mobilité réduite.

 

Rares sont les jardins classés monument historique. Les terrasses du Musée dauphinois, vieilles de plusieurs siècles, le sont. C’est pourquoi le Département a décidé de les repenser entièrement pour les embellir, tout en les adaptant aux nécessités du musée, à la volonté de végétaliser, et à celle de créer un site accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR).  


Cette modernisation et valorisation des espaces extérieurs permettra l’accroissement et la diversification de la programmation culturelle du musée, tout en favorisant l’accueil des scolaires et l’organisation d’évènements en plein air.


Lancés en janvier dernier, ces travaux se termineront en septembre 2024. Ils se déroulent sur un site extrêmement contraint qu’il s’agisse des conditions d’accès au site que de sa topographie. Ainsi, par exemple, 18m de dénivelé séparent la terrasse la plus haute de la plus basse.  

 

La première phase des travaux, qui se déroule actuellement, consiste à un travail conséquent de terrassement (déblais et remblais) en vue d’une remise à niveau des 7 terrasses pour permettre la végétalisation du site grâce à l’engazonnement et la plantation d’une palette diversifiée de végétaux adaptés aux changements climatiques.  

 

Pour ce faire, l’hélitreuillage est la seule solution technique adaptée, menée par l’entreprise Cheval Restauration patrimoine. Dans le cadre de ces travaux, le stockage in situ et le réemploi des terres, des matériaux et des arbres (broyage et réemploi sur site en paillage) est privilégié.

 
 


Pour un coût de près d’1,2 M€ TTC, entièrement pris en charge par le Département, il s’agira pour le cabinet de paysagistes Sinequanon’ de :  

  • mettre en accessibilité PMR, ce qui signifie la mise en conformité des escaliers patrimoniaux (bandes podotactiles, mains courantes…), la création de rampes et de cheminements spécifiques,  
  • créer un éclairage des cheminements et une mise en valeur d’éléments significatifs,
  • végétaliser (engazonnement, plantation d’arbres et de haies) la grande terrasse (haute et basse) propice à la vue et à l’organisation des manifestations nécessitant une jauge importante (les Détours de Babel, le Musée Électronique Festival, etc.),
  • créer un espace plus jardiné au niveau du verger, qui sera désormais accessible (engazonnement, plantations d’arbres et de haies),
  • réaménager la terrasse du séchoir pour offrir la possibilité de pique-niquer ou de s’asseoir tout simplement pour profiter du panorama avec un mobilier ad hoc,
  • créer un théâtre de verdure, en gradins, sur la rotonde pour l’accueil des groupes (en particulier scolaires) et des manifestations culturelles, qui pourra accueillir jusqu’à 80 personnes,
  • créer un jeu d’échec géant.


Cette opération sera suivie d’une seconde intervention, qui débutera en 2026, pour permettre la mise en accessibilité de l’entièreté du musée.

 

« Ces travaux sont nécessaires non seulement pour protéger le patrimoine qui nous est confié, parce que nous le devons à ceux qui nous ont précédé autant qu’à ceux qui nous succéderont, que pour ouvrir les lieux de culture au plus grand nombre, y compris les personnes à mobilité réduite. Aujourd’hui, nous rendons accessibles les jardins. Demain, ce seront les espaces intérieurs du Musée dauphinois. Ces jardins retrouvés, embellis, permettront au musée de les  réinvestir, et aux Isérois d’en profiter encore davantage  », souligne Jean-Pierre Barbier, président du Département.